Spiritualité

Mon approche de la spiritualité est sans dogme, et se vit simplement dans le quotidien, c’est la vie qui est le maître, et c’est pour cela que nos stages sont expérientiels.

C’est reconnaître que je ne sais rien et être disponible au réel dans l’instant. Ça passe par une ECOUTE profonde du corps, du ressenti et l’inclusion de tout ce qui vit en moi (aussi bien mon humanité vulnérable avec ma souffrance et mes peurs que la puissance de vie et d’amour que je suis) et de tout ce que le monde extérieur et l’autre me reflètent, sans volonté que ce soit différent.

C’est arrêter de chercher ailleurs ou après, de fuir, de lutter et de se complaire dans les histoires, s’incliner pour laisser place au silence, au vide, à l’amour. C’est petit à petit se dépouiller de ce qu’on croit être pour rencontrer le mystère de l’être. Ce n’est pas un chemin confortable de fuite du réel mais plutôt un chemin exigeant de rencontre de soi, un chemin qu’on ne peut pas forcer, un chemin de la personne à l’être. On ne peut rien atteindre, on n’arrive nulle part, on peut simplement traquer et lever les fuites de nous-même, les manques d’amour et les conditionnements et identifications auxquels nous nous sommes accrochés pour laisser se révéler et se déployer l’amour en nous et célébrer l’existence.

L’écoute profonde

Mon approche de l’accompagnement est celle de l’écoute profonde.

C’est une approche psychocorporelle qui passe par l’écoute du ressenti et de l’inconscient.

Psycho car on a besoin de se sentir compris, entendu, accompagné, aimé, on a besoin d’un temps de parole pour mettre de la conscience sur ce qu’on traverse, de reconnaître ce qui se vit.

Corporel car c’est à travers le ressenti que la libération se fait, c’est le corps qui porte la mémoire de nos traumas, de nos blessures et de ceux de nos ancêtres. C’est lui qui nous ouvre les portes de l’inconscient.

C’est aussi dans notre corps que se goûte le bon, qu’on trouve le chemin vers la détente du système nerveux, vers la tranquillité. C’est dans nos coeurs que la source d’Amour que nous sommes se ressent. C’est de là qu’émerge une créativité joyeuse et un amour infini.

Je ne sais rien pour vous, je suis présente pour vous aider à vous rencontrer dans la douceur avec vous-même et dans le respect de votre rythme.

Le chemin de l’écoute profonde, celui que je choisis d’emprunter du mieux que je peux et que je vous propose se nourrit de 2 voies, comme deux hélices d’une spirale:

Le chemin thérapeutique qui permet de se libérer des couches de souffrance, comme les couches de l’oignon

Le chemin spirituel qui permet de dé-couvrir l’amour et la puissance de vie que nous sommes

C’est important pour moi de cheminer sur les 2:

On peut se perdre dans le chemin thérapeutique à toujours mettre l’attention sur ces blessures, à “travailler sur soi” sans relâche, se perdre dans nos histoires et nos exigences et en oublier que nous sommes parfaits tels que nous sommes,

On peut se perdre aussi dans le chemin spirituel à se dire qu’on est “love and light”, à partir dans l’imaginaire, dans l’idéal, dans la quête spirituelle et à fuir notre humanité vulnérable et à en oublier d’aller rencontrer nos ombres et ce que nous avons réprimé.

Je vous propose de cheminer avec ces 2 dimensions qui se complètent l’une l’autre.

Bienvenue si ça vous parle.

Emilie

Rester avec (suite)



Rester avec l’inconfort
Ressentir les sensations, les émotions
Rester avec
Sans lutter, sans exiger que ce soit différent
Offrir ton attention à ce qui est là

Paradoxalement, la sensation se transforme au moment où on lâche l’attente que ce soit différent
Au moment où on l’accueille pleinement, où on l’embrasse
Reconnaitre, Embrasser, Relâcher….
Bienvenue si tu as besoin que je te tienne la main pour la traversée

Rester avec

Rester avec….

Rester avec le petit enfant en soi, qui a peur, qui a mal, qui est triste, en colère, seul

Rester en présence avec une attention aimante

Demeurer dans la houle

Ressentir en gardant le millimètre de distance

Laisser se dissoudre les mémoires à la lumière du réel, du présent

Qui suis je?

Au coeur de cette question un mystère. Toucher la joie de ne pas savoir, la question pour sa simple résonance, effleurer le mystère…

On passe beaucoup de temps à se définir, à croire savoir qui on est, et comment la vie devrait être, quel objectif on devrait atteindre, quel rêve on devrait réaliser….

A rêver, projeter, attendre, espérer, vouloir, savoir,  contrôler 

lutter, fuir cet instant 

On se prend pour Dieu, on prétend savoir mieux que la vie comment la vie devrait se passer.

Et si on essayait juste un instant d’écouter profondément cet instant sans rien savoir en étant simplement disponible, ouvert…

Et si on goûtait en cet instant la joie et l’innocence de ne pas savoir…

Les sens grand ouverts, à l’écoute du ressenti, à l’écoute du réel, à l’écoute du silence.

Nulle part où aller

Présent.e dans la houle comme dans la tranquillité

Écoute profonde

Ne rien savoir 

Essayer juste un instant.

Le trésor de ta curiosité

Sens-tu comme cet instant est nouveau ?

comme ce moment est à découvrir, à explorer ?

Regardes-tu le monde avec la curiosité d’un enfant, avec tous tes sens ?

Observes-tu le monde sans savoir ce que tu vas y trouver?

Ecoutes-tu la personne auprès de qui tu es comme si tu la rencontrais pour la première fois?

Quand tu médites, observes-tu tes sensations à partir de ce que tu connais déjà ou oses-tu rencontrer ta respiration, tes sensations comme si tu les découvrais pour la première fois, comme une expérience complètement nouvelle ?

Acceptes-tu de mourir pour laisser vivre l’instant ?

“Ce que l’on connaît est étroit, ce que l’on sent est infini” écrivait Christian Bobin

La curiosité sincère est une alliée précieuse.

Elle implique de renoncer à ce qu’on connaît déjà pour explorer les mystères de l’instant.

Elle implique de sortir de la comparaison avec le connu pour aller vers l’exploration de l’inconnu.

Elle ouvre un monde inconnu et mystérieux.

Le monde du vivant, renouvelé à chaque seconde.

Ode à la patience

Patientia, déesse romaine


J’ai longtemps été impatiente. J’ai cheminé depuis, même si mon impatience me rattrape parfois…
Notre société valorise la rapidité, consommer de manière immédiate, obtenir des résultats rapides, et juge souvent de la performance selon le critère de la rapidité. Les nouvelles technologies ont accentué cette tendance: toujours plus de débit pour obtenir tout de suite une information, acheter un bien en 3 clics, avoir les informations en temps réel, etc.

Le domaine de l’accompagnement n’échappe pas à cette tendance et dans le processus de guérison, on valorise aussi beaucoup les thérapies brèves, les coachings éclairs, au plus vite on obtient des résultats au mieux c’est.

Je ne remet absolument pas en question la puissance d’un accompagnement bref, j’ai des retours de clients qui après une ou quelques séances de constellation familiale se sont vus réellement changer en profondeur et ça me touche beaucoup.
J’aurais juste envie d’honorer la patience. Certains processus demandent du temps.
Cette patience qui permet de cheminer pas après pas pour retrouver son entièreté,
cette patience qui permet d’apprivoiser les blessures, les traumas, les ombres, les parts clivées, les amnésies, le manque d’amour,
cette patience qui permet de ne pas se décourager quand on a l’impression d’avoir déjà travaillé 20 fois le sujet,
cette patience qui fait rompre les digues,
cette patience qui respecte le rythme d’éclosion et de maturation,
cette patience qui va permettre de faire le petit pas supplémentaire qui permet d’aller à l’endroit tant attendu depuis si longtemps.


La patience est une des manifestations de l’amour. Etre patient c’est se donner de l’amour.

2022

Je me rappelle de cette retraite de méditation Vipassana il y a quelques années où pendant 10 jours de méditation en silence, nous étions invités à accueillir l’impermanence. “Anicca”, ce mot pali désignant l’impermanence nous était répété en boucle. A chaque instant, se rappeler que ce qui nous traverse, sensations, émotions, pensées, événements, agréables ou désagréables, passera. Seul reste notre espace intérieur qui accueille et embrasse tout cela et notre capacité à en être témoin. Quand je me connecte à cet espace, une joie profonde et une liberté intérieure émergent. Et quand je l’oublie, j’accueille avec tendresse les parts de moi qui souffrent.

Alors pour cette nouvelle année 2022, plutôt que d’émettre des souhaits pour l’année dont on aura perdu le cap ou l’intérêt au bout de quelques mois et si on accueillait l’impermanence et l’inconnu ? Et si on se concentrait sur les petits pas. Quel désir est vivant en moi aujourd’hui ? Qu’ai-je envie d’inviter dans ma vie dans les 30 ou 90 prochains jours? Comment ai-je envie de le faire ? Quel plus petit pas possible je peux choisir de réaliser?

Une proposition que j’aime beaucoup est de s’envoyer une lettre à soi dans un futur proche, le site futureme.org permet de s’écrire une lettre à soi-même et de la recevoir par e-mail à la date souhaitée. Une lettre de tendresse pour soi, une lettre qui rappelle les désirs qui étaient vivants en ce début d’année et permet de les reconnecter ou de les ajuster au moment venu selon ce qui est juste pour soi à ce moment-là.Je vous souhaite d’avancer sur votre chemin pas après pas avec à la fois la douceur de s’abandonner à la vie et l’engagement de suivre votre joie.

Voici mes propositions pour les prochains mois pour vous accompagner sur ce chemin:

emilielestavel.com/agenda/

Chaleureusement,Emilie