Et si nous repensions notre rapport au féminin ?

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En cette journée des droits de la femme, et si nous repensions notre rapport au féminin ?

Notre société et la plupart de nos organisations se sont fondées sur un modèle patriarcal fondé sur l’autorité, la performance et le contrôle, ce qui a structuré une croissance mais qui montre aujourd’hui un certain nombre de dérives et de limites.

Et si nous repensions nos organisations pour un meilleur équilibre entre masculin et féminin…

L’égalité des droits passe aussi par le droit d’être pleinement soi-même en tant que femme quelle que soit l’organisation ou l’entreprise dans laquelle chacune se trouve.

Et si nous laissions chacun et chacune d’entre nous se montrer pleinement avec toutes ses parts féminines et masculines :

Se montrer déterminé, engagé avec l’envie de construire l’avenir oui !

Et pourquoi pas aussi accueillir sa part empathique, celle qui prends soin, sa part réceptive, celle qui écoute, celle qui a besoin de temps de recueillement, sa part fluide, celle qui s’adapte à son environnement plutôt que planifier et contrôler, sa part créative et intuitive, sa part vulnérable, au-delà des masques.

Encourager les organisations à offrir un cadre sécurisant de confiance pour permettre à chacun(e) d’oser tout cela, d’oser être pleinement soi-même, c’est mon souhait pour permettre à tous les hommes et toutes les femmes de se reconnecter en conscience à qui ils sont au fond d’eux-mêmes pour retrouver un alignement intérieur, un lien authentique aux autres et une motivation profonde au service de quoi ils contribuent.

 

Donner du sens

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« Une brève histoire soufie […]

Un touriste visite un chantier où deux ouvriers, tailleurs de pierre, travaillent avec zèle, il demande au premier « Que faites-vous ? » et celui-ci lui répond rageusement : « Vous ne voyez pas ? On m’a ordonné de tailler ce satané caillou pour en faire un cube. C’est ridicule. » Puis le touriste pose la même question au deuxième ouvrier, qui lui répond avec un sourire placide : « On m’a engagé pour que je taille la première pierre d’une magnifique mosquée. »

Le premier ouvrier est hors de lui, car il ne voit pas la finalité de ses actes. Le second sait à quoi va servir son oeuvre. »*

Avec la confiance et la reconnaissance, un des piliers de la motivation des employés consiste à donner du sens à leurs actions.

Quel sens trouvez-vous à votre rôle, à votre équipe, votre département? Le partagez-vous avec vos équipes? En quoi s’inscrit-il dans une finalité globale de l’entreprise, et plus largement au service de quoi?

*extrait de la famille, un trésor, un piège, d’Alexandro Jodorowsky

L’art de l’écoute- dix clés pour une écoute active

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«Parler est un besoin, écouter est un art » disait Goethe

C’est en tout cas un signe de grande maturité chez les managers.

Dans un quotidien bien chargé, prenez-vous le temps d’écouter vos équipes ?

Voici dix clés pour une écoute active :

  1. Poser des questions ouvertes permet d’ouvrir l’espace de parole à votre interlocuteur
  2. Reformuler vous offre la possibilité de vous assurer d’avoir bien compris ce qui est exprimé
  3. Laisser de la place au silence permet à votre interlocuteur d’aller au bout de ce qu’il a à dire et de se sentir complètement accueilli, lui laisser le temps de s’exprimer
  4. Écouter avec tout le corps et pas seulement avec le mental, observer le non-verbal de la personne qui parfois peut donner un autre message que ce qui est exprimé par les mots
  5. Être présent avec bienveillance et non jugement ouvre un espace de confiance pour que votre interlocuteur se livre avec authenticité
  6. S’impliquer activement dans l’écoute : en étant pleinement présent dans l’instant et disponible pour recevoir de l’autre, trouver un espace qui permette de ne pas être interrompus
  7. Être en lien avec les émotions de l’autre, pouvoir les accueillir sans gêne, avec empathie et être conscient de ses propres émotions en l’écoutant
  8. Ne pas projeter mon vécu sur l’autre, rester « écran blanc » pour pouvoir recevoir pleinement son message sans y projeter de votre vécu
  9. Ne pas savoir pour l’autre, écouter avec la curiosité du débutant même si vous croyez savoir ce que l’autre exprime, partir du principe qu’on ne peut pas savoir ce que l’autre vit.
  10. Écouter simplement pour découvrir et pas pour répondre, l’exigence de fournir une réponse empêche parfois d’écouter jusqu’au bout car nous sommes alors déjà en train d’anticiper notre réponse avant même que l’autre ait fini de s’exprimer.

 

« qui parle sème, qui écoute récolte » disait Pythagore. Alors prêt à récolter?

 

Pour aller plus loi,, n’hésitez pas à me contacter pour une formation manager coach qui vous donnera les outils et la pratique pour un leadership authentique, et participatif

 

 

Méditation d’automne

je vous partage les mots qui me sont venus en me connectant à l’énergie de l’automne à travers cette méditation, n’hésitez pas à vous installer dans un espace calme et confortable pour l’écouter, et prendre un papier et un stylo pour noter à la fin de la méditation les réponses qui vous seront venues aux questions évoquées dans la méditation.

Gentillesse et performance

 

Je vous recommande la lecture de cet excellent article de Nathalie Brunette sur Linkedin:

La gentillesse et la performance des équipes – Faits, défis et mode d’emploi

En 2012, Google a lancé le Projet Aristote, une étude dont le but était d’éclaircir un grand mystère managérial: Qu’est-ce qui fait qu’une équipe de travail est efficace?

Après avoir étudié plus de cent équipes Google sur plus d’un an, les chercheurs du Projet Aristote en sont arrivés à cette conclusion simple:

Les meilleures équipes sont celles où les gens sont gentils les uns envers les autres.

Cet article permet de remettre en question la vision qu’un manager gentil ne serait pas performant et donne des clés pour encourager la gentillesse dans votre entreprise. Je partage cette vision qu’une performance ne peut être durable qu’avec l’engagement et le bien-être des salariés. Cet engagement passe par la confiance: plus une équipe se sent en confiance (confiance en soi, en l’équipe et en son management) plus elle ose et plus elle réussit. Cette confiance repose sur un socle précieux: la gentillesse, alors à vous de jouer 🙂

 

Et si on arrêtait de parler de développement personnel ?

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Lorsque nous sommes à la recherche d’une plus grande conscience de soi, nous cherchons à nous développer, à devenir la meilleure version de nous-mêmes.

Ceci peut pousser à acquérir de nouvelles techniques, de nouveaux outils, à chercher comment se transformer, comment grandir, comment changer, travailler sur soi.

La démarche est louable et en même temps chercher à aller vers toujours plus de développement personnel peut aussi représenter d’une certaine manière une fuite de ce que l’on est à l’instant.

Et si on arrêtait de parler de développement personnel ? Plutôt que développer notre personne, nous pourrions accepter que notre être est déjà plein, plein de vie et plein d’amour et qu’il ne demande qu’à rayonner, qu’à se déployer…

Quel changement de paradigme !

Darpan dans son livre l’aventure intérieure parle ainsi de « dépouillement personnel ». Il nous invite à nous dépouiller de notre souffrance pour révéler notre vraie nature, pleine de vie et d’amour.

Il ne s’agit pas de devenir passif, bien au contraire, c’est une voie courageuse, car pour se dépouiller, il faut avant tout prendre conscience de ce qui nous limite, descendre dans nos profondeurs, laisser remonter nos peines, nos blessures, nos croyances limitantes, et arrêter de fuir et de lutter contre ces parts de nous que nous préférerions ne pas voir, traverser nos peurs et laisser les sensations corporelles nous révéler petit à petit nos souffrances les plus enfouies, pour pouvoir les accueillir et les relâcher.

C’est aussi une voie qui invite à accueillir notre propre puissance, qui est bien au delà de ce qu’on peut imaginer et qui peut nous effrayer car elle implique que notre puissance puisse nous dépasser.

Marianne Williamson disait à ce sujet :

« Notre peur la plus profonde
n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur,

Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toutes limites.

C’est notre propre lumière et non notre obscurité qui nous effraie le plus.

Nous nous posons la question…
Qui suis-je, moi, pour être brillant,
radieux, talentueux et merveilleux ?

En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être ?
Vous êtes un enfant de Dieu.

Vous restreindre, vivre petit,
ne rend pas service au monde.

L’illumination n’est pas de vous rétrécir
pour éviter d’insécuriser les autres.

Nous sommes tous appelés à briller, comme les enfants le font.

Nous sommes nés pour rendre manifeste
la gloire de Dieu qui est en nous.

Elle ne se trouve pas seulement chez quelques élus,
elle est en chacun de nous,

Et, au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière,
nous donnons inconsciemment aux autres
la permission de faire de même.

En nous libérant de notre propre peur,
notre puissance libère automatiquement les autres. »

 

Dans mon approche de l’accompagnement, je suis convaincue que le potentiel se révèle plus qu’il ne se développe, que vous avez déjà en vous toutes les ressources, je vous accompagne avec bienveillance pour vous révéler,  cesser de fuir ou de lutter contre vous-même et oser rayonner votre puissance. Alors prêts ?

Coacher avec empathie : l’art double de la plus grande proximité et de la distance sacrée

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« L’empathie c’est, à la vitesse de l’éclair, sentir ce que l’autre sent et savoir qu’on ne se trompe pas, comme si le cœur bondissait de la poitrine pour se loger dans la poitrine de l’autre.
C’est l’art double de la plus grande proximité et de la distance sacrée.
Sans le cœur, il n’y a pas d’empathie, car avoir du cœur, c’est sortir de soi, mais il faut ressentir l’autre jusqu’à presque le devenir, il faut en même temps maintenir une distance sous peine de sombrer dans la fusion. »
 
~Christian Bobin~

Les pépites du chemin

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Le long du chemin de Saint Jacques de Compostelle que j’ai emprunté sur 850 km cet été, j’ai reçu beaucoup de cadeaux, des pépites que j’ai gardées dans mon coeur, en voici l’essence de quelques unes:

Le dépouillement

Marcher des centaines de kilomètres et porter son sac sur le dos avec toutes ses affaires pendant de longues journées, en voilà une drôle d’idée… Et pourtant l’idée de porter son sac m’a attirée car elle m’a questionné sur mes besoins: avec quoi avais-je absolument besoin de partir ? Qu’est ce qui est essentiel, qu’est ce qui est superflu ? Quelle peur je porte dans mon sac : d’être mouillée, d’être malade, d’avoir froid?

Me voilà déjà en chemin vers moi-même, mes besoins, mes priorités, mes peurs avant de fouler le premier pas sur le chemin… Me dépouiller pour mieux me rencontrer…

Au final je pars avec 6,5kg d’affaires, en y ajoutant l’eau et le pique-nique c’est 8kg que je porte avec moi chaque jour.

L’intelligence du corps

La marche offre un repos pour le mental, assez rapidement, la tête se met au repos, les pensées s’apaisent pour laisser l’espace à l’instant présent, rien à anticiper, rien à prévoir, simplement un pas devant l’autre, être présent, ouvrir ses sens et communier avec la nature, se reconnecter à soi et à ce qui nous entoure. Perdre la notion du temps, gagner la saveur de l’instant…

L’intelligence du deuxième cerveau, dans notre ventre se met en route et c’est le corps qui décide: quand s’arrêter, jusqu’où aller, quand manger, se synchroniser avec le rythme du soleil…  Le corps sait exactement ce qui est juste pour lui, certains jours ce sera 20 km, d’autres 30km, tout dépends de l’énergie du jour et c’est un cadeau d’avoir l’occasion de l’écouter en dehors de toute contrainte de rythme souvent imposé dans notre quotidien.

La fluidité

j’ai aussi découvert sur le chemin que lorsqu’on choisit de se laisser porter par le chemin, et qu’on fait confiance, tout est facile, tout ce dont on a besoin vient:  un endroit pour dormir, une rivière pour se baigner, un stand avec des thermos de café et des fruits juteux avec le panneau « servez-vous », la fraîcheur d’une belle église, une fontaine, …

Les rencontres se font aussi avec énormément de fluidité, on quitte une personne qui s’arrête là pour le moment, on en retrouve une autre, des groupes se forment, des amitiés se nouent, on vit la rencontre dans l’instant, sans attente, on rit, on chante, on échange sans masques, tous marcheurs, tous pèlerins, tous en route vers la même direction.

Ça a été une clé pour moi de sentir qu’en vivant vraiment sans attente, en faisant confiance simplement à l’instant, c’est là que les plus beaux moments étaient vécus.

Lorsque l’engagement d’avancer dans sa direction se couple avec le lâcher prise, se développe alors une confiance inébranlable et une paix intérieure, comme portée par une force bien plus grande que sa petite personne.

Goûter la détente dans la douleur et dans l’inconfort

A force de porter 8 kg sur le dos, à la longue, il y a eu des moments où les épaules me lançaient et où les muscles se raidissaient. J’ai pris le parti d’accepter la douleur, complètement, de l’accueillir et de ne pas y ajouter de la souffrance en me plaignant ou en ruminant.

De même, une fois où il pleuvait à verses dans le Pays Basque, j’ai décidé après quelques minutes de lutte contre cette pluie qui me trempait, de complètement accepter de me laisser tremper, accepter que ce soit ma réalité à cet instant.

C’est alors que la détente s’installe, quel cadeau de sentir que je peux me détendre dans l’inconfort, dans la douleur plutôt que lutter contre. J’en ai même ressenti de la joie: je peux me détendre dans l’inconfort, just singing in the rain !

La joie

Sur le chemin, j’ai goûté à la joie, comme un réservoir qui s’est de plus en plus ouvert, comme un barrage qui s’ouvre, j’ai eu accès à une joie intense et profonde et senti qu’elle venait de l’intérieur, qu’elle ne dépendait pas des circonstances extérieures, juste la joie d’être présente et d’être vivante et qu’il suffisait de s’y connecter, d’ouvrir le robinet pour y avoir accès.

L’émerveillement

Je retiens aussi de ce chemin un émerveillement quotidien, de voir à quel point la nature était belle, de me sentir envahie par la beauté de ce monde, comblée par ce que la vie m’offrait, connectée à ce qui m’entourait. Ce sont des petites choses qui connectent à la magie, le chant d’un oiseau, la fraîcheur d’une rivière, la joie d’un échange, le sourire d’une vieille dame,  la saveur d’un fruit cueilli, la beauté d’un papillon ou d’une étoile filante, je nous souhaite de prendre le temps de les voir ; où qu’on vive, la magie est présente pour qui veut bien y croire…

 

 

« Je ne suis qu’un piéton, rien de plus » Arthur Rimbaud

« On voit à la démarche de chacun s’il a trouvé sa route. L’homme qui s’approche du but ne marche plus il danse » Nietzsche

« Arbres de la forêt, vous connaissez mon âme » Victor Hugo

« La nature nous parle mais nous ne savons pas l’écouter » Victor Hugo

 

Fuir ou lutter face à un inconfort… Et si une alternative était possible…

Lorsque nous faisons face à une difficulté, à un inconfort, notre réaction se limite souvent à fuir ou à lutter.
Fuir l’inconfort, refuser de le sentir, fuir la tristesse, la colère, fuir le danger, la peur qui nous tenaille.

Lutter contre ce qui ne nous parait pas aller dans la direction qu’on souhaite, qui n’est pas en ligne avec nos valeurs, lutter contre la violence, lutter contre les émotions douloureuses, lutter contre les souffrances physiques, la maladie, résister à ce qui nous envahit malgré nous.

Nous pouvons passer une vie entière à fuir et à lutter, à goûter entre temps des moments de plaisir jusque ce que ça recommence…

Et si une alternative était possible…

Face à un inconfort reste une autre voie, moins instinctive et plus courageuse qui est de se rendre, de s’abandonner à cet inconfort, de l’accueillir.
Plutôt que de voir cet inconfort comme un élément exterieur qui m’arrive à moi (pauvre de moi), je peux choisir de le voir comme un élément qui arrive pour une bonne raison pour moi, comme une information précieuse.
Prendre le temps de sentir dans mon corps l’inconfort, à quel endroit il se situe précisément, quel est mon ressenti, mon émotion, quelle information vient il me donner sur mon besoin à cet instant précis.
Me laisser traverser sans rien retenir par ce qui est là tout en gardant la présence dans le bassin, l’ancrage.
Me rendre, me mettre à genoux, lâcher les armes, m’abandonner…

Cela ne veut pas dire que je suis passif et défaitiste et que j’adhère à tout ce qui se passe autour de moi simplement j’assume de voir le monde extérieur comme un reflet de mon monde intérieur.

Et c’est là que l’engagement se couple avec l’abandon…
Je m’abandonne à ce qui est là ET j’en prends l’entière responsabilité.
Je reste le coeur ouvert face à la violence ET je travaille à faire la paix en moi
Je laisse la douleur physique me traverser ET je choisis de ne pas y ajouter de la souffrance
Je laisse couler ma tristesse ET j’écoute ce qu’elle me dit sur le besoin que je n’ai pas nourri
Je traverse ma colère, ET j’écoute aussi ce qu’elle me dit sur le besoin que je n’ai pas nourri
Je sens ma peur ET je décide de l’affronter
J’assume ma puissance intérieure et j’accepte qu’elle me dépasse

Je m’entraine à muscler mon engagement ET je me laisse porter

c’est un long chemin qui demande de la pratique et de l’engagement vous l’aurez compris et c’est un chemin merveilleux qui ouvre à une puissance intérieure, à la joie, et à la douceur.

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